Vous trouverez dans cette page, les textes
des conférences faites par les sourds-aveugles des différents pays d'Europe
réunis pour la Conférence Européenne des Sourds-Aveugles d'octobre 2003, au
Danemark.
Vous y trouverez également les comptes-rendus des différents ateliers.
C'est lors de cette conférence qu'est née l'Union Européenne des Sourds-aveugles.
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Sommaire : |
| Manifeste des sourds-aveugles (République Tchèque) |
| Proposition de résolution |
| Les sourds-aveugles et l’assistance personnelle fournie par l’Etat Peter Van Houtte |
| Sourds-aveugles et problèmes sociaux (Bulgarie) |
| Participation des sourds-aveugles à la vie sociale, par la communication |
| Droits des sourds-aveugles (Norvège) |
| Possibilité d'emploi des sourds-aveugles (Pologne) |
| Interprètes (Jakès) |
| Service interprètes en Croatie |
| Informatique en Italie |
| Réponses au questionnaire informatique (Peter Van Houtte) |
| Loisirs (Russie) |
| Les problèmes exceptionnels du handicap |
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VIA – Association des Sourds-Aveugles
Adresse : K Vodojemu 29, 150 00 Prague 5 , République Tchèque
Message des membres sourds-aveugles de l’association VIA au public de la République Tchèque approuvé par l’assemblée générale annuelle de VIA à Zbyslavec le 14 mai 2002
Préambule
LES SOURDS-AVEUGLES ET LA CIVILISATION
Qu’est-ce que la surdicécité?
NOUS DEVONS REPONDRE A LA SURDICECITE
PROGRAMME POUR LA VIE, BUTS ET MOYENS DES SOURDS-AVEUGLES
L’attitude de la société envers les sourds-aveugles
PROCLAMATION
SUGGESTIONS DE COOPERATION
CONCLUSION : L’HERITAGE D’HELEN KELLER
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Jan Jakes ( Association des Sourds-Aveugles – VIA, République Tchèque)
Geir Jensen ( FNDB, Norvège)
Dimitar Parapanov ( Association Nationales des Sourds-Aveugles de Bulgarie)
Peter Vanhoutte ( Belgique).
Jan Jakes
" Indépendance et Egalité des Sourds-aveugles – le droit des sourds-aveugles et la responsabilité de l’Etat "
Conclusion générale :
Le plus important pour permettre aux sourds-aveugles de mener une vie digne
est de leur fournir des guides-interprètes.
Propositions :
Le droit des sourds-aveugles au service de guides-interprètes est basé sur le
droit de mener une vie digne, le droit de se déplacer et de s’établir, et le
droit à l’aide sociale. La législation générale des droits de l’homme n’est
pas suffisante pour couvrir les besoins des sourds-aveugles. La législation
doit inclure :
Dimitar Parapanov
" Les sourds-aveugles et les problèmes sociaux dans la société moderne "
Recommander à tous les gouvernements :
Formation, éducation, rééducation et formation
professionnelle aux sourds-aveugles de tous âges :
Programmes d’enseignement spéciaux et enseignants ;
Priorité aux assistants personnels pour les sourds-aveugles ayant de graves
problèmes de communication, de mobilité et d’autonomie ;
Construire un environnement accessible aux personnes ayant des handicaps
associés ;
Prise en charge et soins des sourds-aveugles âgés ;
Incitations législatives et économiques aux employeurs pour employer des
sourds-aveugles ;
Opportunité pour les sourds-aveugles de se réaliser dans tous les domaines ;
Sourds-aveugles d’Europe, soutenons la fondation d’organisations de sourds-aveugles dans le but de détecter et de diagnostiquer les sourds-aveugles, de protéger leurs droits et d’assurer leurs besoins afin de leur garantir une vie valant la peine d’être vécue en tant qu’êtres humains à part entière.
Geir Jensen
" Les sourds-aveugles et la législation : Droits des sourds-aveugles et responsabilité de l’Etat "
Pour faire tomber les barrières empêchant les sourds-aveugles de participer
à la société, nous suggérons :
Reconnaissance officielle de la surdicécité comme un handicap à part. Ce n’est
qu’à cette condition que l’Etat assumera sa responsabilité ;
Financement des associations de sourds-aveugles par les gouvernements ;
Une loi anti-discrimination et le renforcement de la législation en général ;
Les organisations internationales comme les Nations Unies, l’Union Européenne,
et le Conseil de l’Europe doivent s’impliquer dans les questions concernant
les sourds-aveugles pour promouvoir nos droits.
Peter Vanhoutte
Recommandations résultant d’un questionnaire sur les assistants personnels :
Dans les pays qui n’ont pas de système d’assistants personnels, il faut
formuler des lois et attribuer des fonds pour permettre ce service. On doit
aussi pouvoir choisir quand on sera guidé et par qui.
Les formalités administratives doivent être réduites pour simplifier la mise
en application et les listes d’attente doivent être éliminées ;
L’Etat doit payer les frais de transport de l’assistant ;
L’Etat doit fournir la formation sur l’attitude, les connaissances et les
compétences pour les assistants travaillant avec les sourds-aveugles ;
Les sourds-aveugles adultes vivant dans une institution, les personnes âgées,
et les gens vivant avec un partenaire doivent avoir droit à un assistant
personnel.
Recommandations résultant d’une enquête sur les aides techniques :
Résolution :
Conformément à toutes les conventions des Nations Unies sur les droits de l’homme et aux règles des Nations Unies sur l’égalité des chances pour les personnes handicapées :
Nous, représentants des personnes sourdes-aveugles en Europe, réunis à la 5e Conférence des Sourds-Aveugles de l’EBU le 20 octobre 2003 à Fredericia, Danemark, demandons à tous les gouvernements d’Europe
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Les sourds-aveugles et l’assistance personnelle fournie par l’Etat
peter -vanhoutte@pi.be
Les sourds-aveugles (SA) ont droit à l’autonomie et à la liberté de choix..
Nous devons pouvoir décider par nous-mêmes comment et avec qui nous voulons
vivre , quels soins et quelle guidance nous voulons, comment organiser notre vie
et garder nos contacts sociaux. L’Etat a la responsabilité de garantir
l’exercice de ce droit.
En 2000 le gouvernement flamand a créé le budget de l’assistance personnelle
(BAP) par une loi, après une période expérimentale de quelques
années. Le BAP est une somme d’argent qu’une personne handicapée peut recevoir
de l’Etat afin de pouvoir organiser et payer l’aide et la guidance qui lui sont
nécessaires. Selon nos besoins, ce montant varie entre 7500 € et 35000 € par an.
Toute personne atteinte d’un handicap grave qui a besoin d’une assistance peut
demander un BAP si elle en décide ainsi. Les gens peuvent aussi choisir de
continuer à utiliser les institutions et les services traditionnels pour les
soins et les aides. Malheureusement ces services ne sont pas jusqu’ici très
centrés sur les clients : ils décident qui donnera l’aide et quand et quelle
aide sera donnée. Beaucoup de personnes handicapées ont choisi le BAP et
maintenant il y a une longue liste d’attente. La demande est beaucoup plus
importante que le financement disponible.
J’ai aussi choisi le BAP parce que j’étais très dépendant de ma famille et
d’amis qui m’aidaient bénévolement. En conséquence, mes possibilités de
participer à la société étaient très limitées . Le BAP me permet de mener une
vie indépendante . Je peux décider qui sera mon assistant , et comment et quand
l’assistance dont j’ai besoin me sera apportée. Le budget peut être utilisé pour
employer plusieurs personnes pour faire des choses pour vous que vous ne pouvez
pas faire tout seul ou alors avec beaucoup de difficultés. L’assistant peut vous
aider pour votre hygiène personnelle, votre ménage, votre communication, votre
mobilité , vos loisirs et votre gestion. Choisir le BAP a beaucoup d’avantages
mais exige aussi un travail supplémentaire. IL faut chercher des assistants qui
conviennent, prendre des rendez-vous, établir un contrat de travail, faire les
paiements, s’occuper de la gestion financière, etc. En Flandres, les titulaires
d’un budget peuvent suivre un cours pour apprendre ces choses. Il y a aussi la
possibilité de s’adresser à une agence d’emploi temporaire qui fera les
présélections et tous les papiers. Il faut faire attention à ne pas dépasser le
montant qui vous a été accordé et donc il faut compter un peu. Il faut prouver
toutes vos dépenses , et chaque année il y a un relevé de compte.
Les assistants ont besoin d’une formation pour pouvoir travailler pour des
personnes handicapées. L’assistant peut suivre un cours à l’extérieur ou bien
vous pouvez lui donner la formation nécessaire vous-même. Par exemple,
j’enseigne à mes assistants l’alphabet Lorm et quelques techniques de guidance.
Le BAP est un bon système mais il présente quelques problèmes :
1. Il implique beaucoup de paperasserie et de responsabilités.
2. IL faut trouver quelqu’un à qui on peut faire confiance, ce qui n’est pas
facile , en particulier quand on habite à la campagne.
3. Pour les sourds-aveugles qui emploient la langue des signes, il est très
difficile de trouver un assistant avec qui ils peuvent communiquer.
OK. Voila la situation de l’assistance personnelle en Flandres et quelques uns
des problèmes auxquels nous sommes confrontés.
A partir de cela, j’ai fait un questionnaire que j’ai envoyé à mes contacts à
l’étranger , afin de pouvoir donner une image de la situation européenne.
Beaucoup d’entre vous ont rempli ce questionnaire. Je vous en remercie. Je vais
maintenant essayer de vous donner un résumé des résultats.
* Dans beaucoup de pays européens, il n’existe pas de système établi
d’assistance personnel. La plupart de l’assistance et de l’aide dans les
activités quotidiennes est donnée bénévolement. Dans certains pays européens,
les sourds-aveugles qui vivent seuls peuvent faire appel à des gens qu’ils
paient pour faire le ménage, mais ces gens ne sont en général pas qualifiés pour
travailler avec des sourds-aveugles. Les systèmes existants d’assistance
bénévole ne connaissent pas en général les problèmes spécifiques des
sourds-aveugles. Par conséquent, les sourds-aveugles ont des difficultés à les
utiliser.
* Certains pays européens ont un système quelque peu similaire au système
flamand ( par ex. Hollande, UK, DK, FL et ZW). Dans certains de ces pays, on ne
peut pas employer des assistants pour des activités ménagères comme laver ,
nettoyer et faire la cuisine. Alors que dans certains pays, les autorités paient
directement les assistants, dans d’autres on donne l’argent aux handicapés pour
les payer. Au Royaume Uni et en Hollande, les gens peuvent choisir quel système
de paiement ils préfèrent.
* Quelques services particuliers et intéressants pour des adultes
sourds-aveugles qui vivent de façon indépendante:
-le service de guidance en Hollande
-le service de guides-interprètes à Varsovie et Lublin ( Pologne)
-le guide-communicateur ( pour les activités quotidiennes ) et le travailleur de
soutien ( pour les sourds-aveugles au travail) au Royaume-Uni
* Ce qui est souvent considéré comme la tâche d’un assistant personnel:
-les courses
-les activités de loisir
-l’accès à la correspondance et à l’information ( lettres, Internet,
transcription de l’information, scanner les documents imprimés en noir, regarder
la Tv, etc.)
-mobilité (transports en commun, conduire une voiture ou un tandem, etc.)
-communication (interprétation et description de l’environnement, téléphone,
etc.)
-travail administratif ( factures, assurances, remplir des formulaires)
-les voyages
-aide aux contacts sociaux
* Pour pouvoir s’acquitter de ces tâches, l’assistant doit avoir les qualités
suivantes :
-attitude: fiable, honnête, communicatif, sensible, partisan de l’égalité des
droits, patient, désireux d’apprendre de nouvelles compétences; Ne doit pas
être : dominant, agressif, nerveux ou incertain
- connaissances: de la spécificité de la surdicécité, des programmes
d’ordinateurs actuels, comme MS-office, des principes éthiques dans le contact
avec des sourds-aveugles, connaissances de base sur les droits des handicapés
- compétences : maîtrise des techniques de mobilité correcte et sans danger ;
diverses méthodes de communication, y compris celles basées sur le toucher ;
capacités de décrire et de résumer ; écrire et parler correctement la langue du
pays ; bonnes compétences relationnelles, savoir rechercher les informations.
* La plupart du temps, un assistant n’est pas autorisé à faire les choses
suivantes :
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Constitution de l’Union Européenne des Sourds-Aveugles (EDBU)
Article I : Nom, statut et définition
La surdicécité est un handicap à part causé par diverses combinaisons de déficiences auditives et visuelles. Elle est cause d’obstacles dans la communication et les relations sociales et empêche de participer pleinement et activement à la société.
Article II : Buts et fonctions
Le but et la fonction fondamentale de l’EDBU est de travailler pour l’égalité et la pleine participation à la société des sourds-aveugles dans tous les pays européens. Afin d’y parvenir, la priorité doit être donnée à l’aide à l’établissement d’organisations nationales indépendantes de sourds-aveugles dans tous les pays européens où de telles organisations n’existent pas. Il est reconnu que bien que certains pays aient créé de telles organisations, la plupart des pays ne l’ont pas fait et certains peuvent ne pas être en situation de le faire dans un avenir proche. En attendant, les associations de sourds-aveugles affiliées aux organisations d’aveugles ou de sourds, devraient être acceptées comme membres véritables de l’EDBU, à condition toutefois que ces associations aient une direction avec une majorité de sourds-aveugles, élue à intervalles réguliers par les sourds-aveugles du pays concerné. Voir aussi article III, paragraphe 1.
L’EDBU est un forum européen pour échanger savoir et expérience dans le domaine de la surdicécité et pour travailler à développer la solidarité européenne parmi les organisations de sourds-aveugles.
Les autres buts de l’EDBU sont :
Article III : Membres
3.1 Associations nationales de sourds-aveugles, voir aussi Article II, paragraphe 1.
Dans le contexte de cette constitution, une association nationale de sourds-aveugles est une association ayant un organe de direction ( bureau) qui comprend une majorité de sourds-aveugles, élus par les adhérents sourds-aveugles à intervalles réguliers.
Les groupes ou institutions de sourds-aveugles peuvent demander à être membres associés de l’EDBU. Les membres associés recevront tout le matériel d’information de l’EDBU. Les représentants des membres associés , participant aux activités de l’EDBU, seront des personnes sourdes-aveugles. Les membres associés ont le droit de participer en tant qu’observateurs aux assemblées générales de l’EDBU, mais ne peuvent pas désigner de candidats à aucun poste élu de l’EDBU.
Article IV : Droits et obligations des membres
4.1 Les membres nationaux de l’EDBU , sous réserve de la présente constitution et du règlement, auront le droit d’être représentés dans toutes les activités établies par l’EDBU, de voter aux sessions politiques et aux Assemblées générales où ils sont présents, et de désigner des personnes pour les commissions de l’EDBU .
4.2 Les membres associés ont le droit de participer en tant qu’observateurs à toutes les activités de l’EDBU, sauf aux réunions du conseil d’administration
4.3 Tous les membres de l’EDBU paieront la cotisation annuelle à l’EDBU au cours des 90 premiers jours de l’exercice fiscal en cours et toute contribution dans les 90 jours de son appel.
4.4 Les droits d’un membre ne seront valides que si la cotisation annuelle et les éventuelles contributions ont été payées et reçues conformément à l’article 4.3.
4.5 Toute personne ou organisation ayant été acceptée comme membre de l’EDBU, opérant sous l’autorité de l’EDBU ou selon un contrat avec l’EDBU , est liée par les dispositions de la constitution et du règlement de l’EDBU, et doit se conformer aux décisions des organes de l’EDBU.
Article V : Admission, suspension et exclusion des membres.
5.1 Tout admission ou exclusion sera décidée par l’Assemblée Générale sur la base des recommandations du Bureau.
5.2 Une suspension peut être décidée par le Bureau, qui peut lever la suspension quand les motifs de celle-ci n’existent plus.
5.3 Un membre peut être suspendu ou exclu s’il a enfreint la constitution ou le règlement de l’EDBU.
5.5 Un membre suspendu peut faire appel devant l’assemblée générale qui décidera si la suspension doit être maintenue.
Article VI : Structure
L’EDBU se compose de :
6.1.1 L’assemblée générale se réunit au moins une fois tous les 4 ans. Une assemblée générale extraordinaire peut être convoquée soit par le Bureau, soit si elle est demandée par au moins 10 des membres nationaux.
6.1.2 Chaque membre dispose d’une voix.
6.1.3 L’Assemblée Générale :
6.2.1 Le Bureau se compose du Président, du Vice-Président, du Secrétaire Général, du Trésorier, et de deux autres personnes élues par l’Assemblée Générale, et du rédacteur en chef du bulletin de l’EDBU. Les six responsables élus par l’Assemblée Générale désigneront le rédacteur en chef du bulletin de l’EDBU qui aura le droit de parler et de faire des propositions, mais pas le droit de vote lors des réunions du Bureau.
6.2.2 Les membres du Bureau sont élus pour une période de 4 ans et peuvent être réélus.
6.2.3 Le Bureau se réunit au moins une fois par an.
6.2.4 le Bureau :
6.2.5 Le Bureau créera les commissions qu’il jugera nécessaires pour remplir ses obligations.
6.3.1 L’EDBU disposera d’un secrétariat. L’Assemblée Générale peut décider quel pays /quelle organisation accueillera le secrétariat.
6.3.2 Si l’Assemblée Générale n’a pas pris de décision au sujet de 6.3.1, le secrétariat sera accueilli selon la décision du Président et sous son contrôle.
Article VII : Elections et vote aux Assemblées Générales
7.1 Le quorum d’une Assemblée Générale est atteint quand au moins un tiers (1/3) des membres ayant le droit de vote sont présents.
7.2 Toutes les décisions, y compris l’admission de membres, seront prises à la majorité simple des voix des délégués présents et ayant le droit de vote, sauf dans le cas d’exclusions et d’amendements à la constitution où un majorité des 2/3 sera exigée.
7.3 Les élections se font au scrutin secret. Tout autre vote sera à main levée, sauf si un scrutin secret est demandé par la majorité simple.
7.4 Le vote par procuration n’est pas autorisé.
Article VIII : Finances
8.1 Les fonds de l’EDBU se composent de :
8.1.1 Cotisations annuelles des membres et contributions demandées aux membres
8.1.2 Dons, subventions ou autre revenu qui peut être reçu pour l’usage de l’EDBU.
8.2 L’exercice fiscal correspond à l’année civile
8.3 Le Bureau conduit des audits annuels des comptes de l’EDBU.
Article IX : Langue
L’Anglais est la langue officielle de l’EDBU.
Article X : Dissolution
10.1 Il y a dissolution de l’EDBU si aucune réunion de l’Assemblée générale n’a lieu pendant une période de 9 années consécutives ou s’il n ‘y a pas eu de réunion de Bureau pendant une période de 5 années consécutives.
10.2 Une résolution sur la dissolution de l ‘EDBU doit être envoyée à tous les membres au moins 12 mois avant l’Assemblée Générale pendant laquelle elle doit être discutée. Pour qu’une telle résolution soit adoptée, il faut une majorité des deux tiers des voix.
Article XI : Approbation de la présente Constitution
11.1 Pour l’approbation de cette constitution, il faut les deux tiers (2/3 ) des voix de tous les participants sourds-aveugles réunis lors de l’assemblée générale fondatrice de l’EDBU.
11.2 La constitution entrera en vigueur immédiatement après son approbation par l’assemblée générale fondatrice.
Fredericia, le 22 octobre 2003
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Sur la base de l’exposé " Les sourds-aveugles et les problèmes sociaux dans la société moderne "
Proposition de Dimitar Parapanov, Bulgarie
Président de l’Association Nationale des Sourds-Aveugles en Bulgarie.
Nous, sourds-aveugles de toute l’Europe, demandons à tous les gouvernements :
fournissant la formation, la rééducation, l’éducation nécessaires et
l’accès à une profession par les sourds-aveugles de tous âges.
fournissant des programmes d’éducation spécialisés et des éducateurs
spécialement formés pour les sourds-aveugles
fournissant en priorité des assistants personnels aux sourds-aveugles ayant
de très gros problèmes de communication, de mobilité et d’autonomie.
construisant des accès et des environnements architecturaux pour les
personnes combinant les handicaps auditif – visuel, moteur et tout autre
handicap.
fournissant les soins aux sourds-aveugles âgés.
fournissant les incitations législatives et économiques aux employeurs pour
régler le problème de l’emploi des sourds-aveugles
offrant aux sourds-aveugles l’opportunité de se réaliser dans la vie
sociale, culturelle, professionnelle et politique.
Sourds-aveugles de toute l’Europe, travaillons ensemble à la création et à l’activité de nos organisations nationales de sourds-aveugles qui peuvent détecter les sourds-aveugles, protéger leurs droits et leurs besoins spécifiques devant la société et l’Etat, peuvent construire leur statut social et civique actif d’être humains à part entière.
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La communication ouvre la voie à la participation pleine et entière des sourds-aveugles à la vie sociale
La combinaison de la surdité et de la cécité en une seule personne
entraîne, dans la plupart des cas, des problèmes de communication, en
particulier en dehors de notre cadre habituel. Pour cela, une communication
efficace est la clé de notre pleine participation à la société.
La communication est un sujet qui m’est cher, et par expérience, je
conseillerais de ne pas se limiter à apprendre une seule méthode de
communication, mais toutes celles que nous pouvons apprendre et qui sont
utiles, et d’étudier toutes les possibilités de les améliorer et de les rendre
plus accessibles et plus rapides pour tous.
Il faut que nous utilisions toutes nos ressources intérieures et extérieures
pour pouvoir savoir comment communiquer dans tous les types de situation, dans
celles de la vie quotidienne comme dans les situations inattendues.
Examinons quelles sont les clés pour arriver à la communication la plus
complète et la plus satisfaisante.
Tous les sourds-aveugles doivent développer des capacités de communiquer avec les autres par un nouveau canal – le canal tactile. Il ne s’agit pas uniquement de savoir " ce qu’on vous dit ", mais aussi de savoir " ce qui se passe " dans le cadre dans lequel on communique. Des facteurs tels que la pratique permanente et le degré de capacité de chacun interviennent dans ce processus.
Notre problème c’est la nécessité de percevoir, par le même canal, le sens du toucher, le message linguistique de ce qui est dit, ainsi que la description de ce qui se passe autour de nous. Il est évident que pour cela il faut que nous soyons entourés par des gens qui connaissent les méthodes pour communiquer avec nous et savent comment nous transmettre ce qui se passe pour que nous soyons sûrs de savoir comment agir avec les informations reçues.
La plupart du temps, les gens ne nous donnent pas les informations sur ce
qui se passe, mais nous avons une solution, suggérée par R.Kinney : "
Nous avons appris à nous servir des sens qui nous restent. Mais, faut-il
oublier la vue et l’ouie ? Non, il faut que nous nous servions de la vue et de
l’ouie de nos interlocuteurs par des questions, utilisons leurs sens pour
savoir ce qui se passe autour de nous ".
J’ai appelé " informations visuelles " ce que je viens d’expliquer.
Ce n’est pas une tâche facile, même pour les interprètes les mieux formés,
mais il est clair que les informations visuelles nous permettent de nous
sentir plus tranquilles, par exemple, en connaissant notre environnement :
la salle de conférence, notre chambre d’hôtel, comment sont placés les gens
qui partagent notre table , etc.
Nous remarquons les réactions et émotions par le toucher ( les mains de nos interlocuteurs transpirent, tremblent légèrement, font des mouvements de réaction naturels qui nous permettent de remarquer qu’ils rient, qu’ils ne sont pas d’accord , ou en colère ( plus de pression en épelant ou en vous" tirant " la main).
Quand nous avons un interprète, il est très important qu’il/elle sache comment nous transmettre les informations visuelles pertinentes, tout en faisant son travail, par exemple : " Stig s’est levé et il sort de la pièce " Il se peut que vous vouliez sortir aussi pour lui dire quelque chose. Vous n’auriez pas réagi sans ces informations visuelles.
Il est important aussi de connaître les réactions de votre interlocuteur, telles que le rire, ou être sérieux, s’il écoute avec intérêt ou non , pour comprendre ces informations visuelles. De plus, souvent il peut se produire quelque chose dont notre interprète sait que cela va nous affecter, et alors l’anticipation est nécessaire, nous anticipons et donc nous pouvons réagir en conséquence.
Une variante de la communication visuelle est la " communication
directe ". Notre interprète-interlocuteur doit mettre notre main sur le dos
de la chaise, sur un objet intéressant, sur la porte de la voiture pour
l’ouvrir, sur la rampe du bus pour monter sans risques, etc. C’est comme les
symboles que nous apprenons dans un cours de mobilité et d’orientation,
comme lorsque notre guide plie son bras derrière son dos et par ce geste
nous dit " passe derrière moi, passage étroit " - sans avoir besoin de
parler. Ce sont des exemples d’informations de guidage qui nous permettent
de nous mettre dans le contexte.
C’est une nécessité fondamentale. Ce n’est pas facile d’avoir de bons
guides-interprètes, bien formés, qui connaissent bien leur rôle et restent à
l’arrière-plan. Un bon service de guides-interprètes doit être un objectif
prioritaire dans tous les pays, ils sont la base de notre indépendance et de
notre participation sociale dans des cadres non familiers et des situations
telles que soins médicaux, voyages ...etc.
Ce n’est pas facile pour tout le monde. Dans l’idéal, l’interprète
posséderait les méthodes de communication, la capacité de résumer et saurait
ce que vous devez faire quand quelque chose arrive ( informations
visuelles). Cela peut paraître trop, mais si vous avez des interprètes
habituels et si vous continuez à en former d’autres pour quand ils ne sont
pas disponibles, il est toujours possible de les habituer à reconnaître
comment, quoi et quand nous avons besoin d’informations. Si possible, nous
devrions toujours avoir deux guides-interprètes qui s’aideraient
mutuellement, en travaillant à tour de rôle, et ainsi, sans rater
d’informations, nous pourrions assister à de longues conférences comme
celle-ci.
La communication entre nous présente aussi quelques problèmes à résoudre.
L’un est la nécessité de communiquer, quel que soit le groupe auquel on
appartient, par exemple si vous utilisez l’alphabet manuel et l’autre la
langue des signes. Cela nous amène à courir le risque que dans une activité
de groupe, il y ait deux groupes qui ne communiquent pas. C’est pourquoi il
est très important d’encourager l’apprentissage d’autant de méthodes de
communication que possible, l’alphabet manuel étant l’alternative à une
méthode commune, de même que le système d’écrire en capitales sur la paume
de la main.
Au niveau international, la question est plus complexe, ce n’est pas que
tous les pays utilisent leur alphabet manuel et leur langue des signes, mais
le problème de parler deux langues différentes.
La solution a dû être d’apprendre la langue internationale, l’Anglais, et la
communication en écrivant sur la paume de la main dans cette langue. Selon
les études faites , l’une en 1957 par le comité des experts ( tous ses
membres étaient sourds-aveugles) de l’ancien Conseil pour le bien des
aveugles, qui a fusionné avec une autre organisation internationale pour les
aveugles pour former ce qui s’appelle actuellement l’Union mondiale des
aveugles, et une autre que j’ai présentée à la 3e Conférence
européenne des sourds-aveugles à Strasbourg , France , en 1993, et qui est
arrivée à la même conclusion : le système international recommandé était le
système de l’écriture en lettres capitales dans la paume de la main.
Si nous nous déplaçons seuls en utilisant la canne, il est important
d’apprendre à communiquer avec le public en général. Dans notre société, il
est impensable qu’ils sachent comment communiquer avec nous. Donc c’est nous
qui devons savoir comment contrôler et savoir communiquer avec un passant ou
un étranger , en particulier quand nous avons besoin d’aide.
Il y a des méthodes faciles pour y arriver, par exemple :
Il est important que vous ayez un carnet et un stylo sur vous, pour pouvoir écrire en capitales et communiquer à votre interlocuteur l’aide que vous voulez dans des situations inhabituelles. Pour comprendre les réponses, vous pouvez demander à l’étranger d’écrire en lettres capitales avec son index sur la paume de votre main.
Il existe des " cartes parlantes ", de petits magnétophones qui ont jusqu’à 4 messages enregistrés, tout prêts pour des situations spécifiques. Je pense qu’elles sont un peu limitées, mais elles peuvent toujours être utiles.
Beaucoup d’appareils pour communiquer avec les étrangers ou les familiers comme la vieille " Tell.a.touch ", ont été mis au point dans le même but, très tard parce qu’ils ne sont pas rentables, mais en général ils sont restés des prototypes.
Néanmoins, il y en a quelques uns comme :
Cet appareil se compose de deux parties, l’une avec le clavier normal et une ligne visuelle, et l’autre avec le clavier Braille et la ligne Braille de huit points. Il se plie et est facile à transporter.
D’après ce que je sais, il y a des appareils qui permettent la communication dans un groupe de sourds-aveugles, par exemple dans une réunion. Chaque participant a un appareil et ils sont tous connectés à celui qui a le rôle de coordinateur, mais il semble que n’importe lequel soit utilisé au niveau général.
J’espère qu’après tout ce qui vient d’être exposé, on peut voir clairement que réussir à bien communiquer de façon satisfaisante dans toutes les situations dépend de nous et de notre capacité et de nos compétences à nous adapter à chacune d’elles.
Et il n’est pas toujours facile de compter sur les bons professionnels pour nous former, nous pouvons au moins chercher comment améliorer notre communication, même par les méthodes les plus faciles. J’ai créé moi-même un système appelé DACTYLS , qui est une combinaison de l’alphabet manuel espagnol et de signes ou symboles qui représentent des mots ou des phrases , qui sont indiqués sur la paume de la main, le bras ou l’épaule et dont le plus gros avantage est que cela permet une plus grande rapidité de l’interprétation et laisse de la place pour les informations visuelles.
Plus nous acquerrons les capacités et les méthodes indiquées ici, plus notre participation sociale sera satisfaisante.
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Les sourds-aveugles et la législation : Droits des sourds-aveugles et
responsabilité de l’Etat
par Geir Jensen, Association Norvégienne des Sourds-Aveugles.
Introduction
Je suis très reconnaissant de la confiance qui m’est montrée en me laissant parler aujourd’hui à la 5e conférence de l’EBU à Fredericia, Danemark. Il y a encore beaucoup à faire quand on en vient aux sourds-aveugles et à la législation, à la fois en Norvège et dans le reste de l’Europe. Ensemble, nous pouvons nous aider à obtenir les droits de vivre nos vies comme si nous n’étions pas sourds-aveugles, dans chacun des pays , et en Europe .
Dans cet exposé, je commencerai par les droits des sourds-aveugles de participer à la société, puis je décrirai la situation et les problèmes des sourds-aveugles avant de suggérer des solutions à ces problèmes, qui peuvent être un modèle au niveau européen.
La déclaration des droits de l’homme des Nations Unies dit que tous les êtres humains, y compris les sourds-aveugles, ont droit à une vie libre, avec la même possibilité de participation à la société. En tant que citoyens, nous avons des droits et des obligations. Nous sommes des adultes qui prenons la responsabilité de nous-mêmes et de nos propres vies. Ce que l’Etat exige de nous doit être adapté à nos capacités et à nos ressources. La possibilité d’une vie indépendante pour les personnes handicapées signifie que l’Etat doit prendre plus de responsabilité. L’écart entre les capacités de l’individu et les exigences de la société doit être supprimé. La société par l’intermédiaire de l’Etat a une responsabilité qui comprend certaines obligations.
Point de départ
Les sourds-aveugles ont des besoins spéciaux particulièrement liés à la communication, à l’information et à la mobilité. Sans aide dans ces domaines, la vie d’une personne sourde-aveugle est un isolement complet.
Les conditions de vie des gens sont dans une large mesure liées au travail. Diverses études des conditions de vie des handicapés en Norvège, y compris les sourds-aveugles, montrent que les conditions de vie sont plus mauvaises que pour le reste de la population, avec un niveau d’éducation inférieur, une participation inférieure au travail et une économie plus faible. Il est raisonnable de penser que c’est la même chose dans les autres pays. C’est par le travail que vous pouvez subvenir à vos besoins et à ceux de votre famille. Selon la déclaration des droits de l’homme des Nations Unies, art.23 n°1, tous les êtres humains ont le droit d’avoir un travail. Afin d’assurer des conditions de vie satisfaisantes aux sourds-aveugles, il faut des arrangements permettant aux sourds-aveugles de travailler.
En tant que sourds-aveugles nous avons toujours l’expérience qu’il y a souvent de nouvelles barrières qui nous excluent et nous empêchent d’avoir un niveau optimal. C’est en particulier le cas pour la communication et l’information. Le développement technologique est extrêmement rapide, et on recherche la convivialité des systèmes technologiques pour la plupart des gens. A notre avis, les autorités n’ont pas fait ce qu’elles devraient pour rendre ces systèmes accessibles pour nous. La raison en est, à notre avis, qu’il n’y a pas de réglementations, que la législation est trop vague, et qu’il n’y a pas de sanctions.
Même si en Norvège nous avons plusieurs bons services de soutien, ils ne sont pas suffisants. Nous devons nous battre constamment, même pour des services auxquels nous avons droit d’après la loi. Ceci n’est pas acceptable.
Proposition de solutions aux problèmes
Comme proposition de solution aux problèmes concernant les sourds-aveugles et la législation, j’aurais les 4 points principaux suivants :
Premièrement, nous devons obtenir de l’Etat la reconnaissance officielle de la surdicécité comme handicap à part. Ce n’est que lorsque l’Etat reconnaîtra avoir des responsabilités envers les sourds-aveugles, et les assumera, que nous aurons une société qui nous inclura.
Deuxièmement, une aide économique de l’Etat aux associations de sourds-aveugles doit être assurée dans chaque pays. Ceci est vital pour pouvoir avoir une influence sur les autorités. Les associations essaient d’influencer les autorités au nom des sourds-aveugles. Nous sommes plus forts ensemble qu’isolés.
Troisièmement, la législation doit être améliorée. Pour plusieurs questions sociales, il y a peu ou pas de lois sur les droits des sourds-aveugles. Le résultat est que nous n’avons pas atteint notre but d’égalité des droits et de pleine participation à la société.
Etre sourd-aveugle implique un isolement complet de l’environnement. Le gouvernement a donc le devoir de nous fournir des aides techniques, un interprète/guide, une personne de contact, des services de transport etc. Ceci s’applique à la vie quotidienne, l’éducation, le travail et les loisirs des sourds-aveugles. Pour garantir que le gouvernement prenne ces responsabilités au sérieux, nous pensons que la législation actuelle doit être renforcée et qu’une loi anti-discrimination doit être adoptée.
Une loi anti-discrimination nous donnera un instrument juridique pour attaquer en discrimination, et/ou exiger une action pour garantir l’égalité des droits pour les sourds-aveugles. Une telle loi aidera aussi à souligner le fait que la discrimination contre les sourds-aveugles est inacceptable.
Quatrièmement, il y a beaucoup d’organisations à influencer en plus des autorités nationales. Parmi elles, les organisations supranationales comme les Nations Unies, l’Union Européenne et le Conseil de l’Europe à Strasbourg. Nous devons essayer d’agir auprès d’elles.
Conclusion
Enfin, je voudrais dire qu’il faut toujours nous efforcer de changer les
attitudes des gens envers les sourds-aveugles. Il y a du travail à faire à
beaucoup de niveaux, pour que la législation ne soit pas une coquille vide.
La législation doit s’appuyer sur une information qui améliore la
compréhension des besoins et des droits des sourds-aveugles dans la société.
Pour cela, il faut la participation des sourds-aveugles, des associations de
sourds-aveugles, et de la société. Ce n’est qu’après que les droits des
sourds-aveugles à une participation à la société à part entière et à égalité
pourront être garantis.
Merci.
Projet de résolution :
Les sourds-aveugles et la législation : Droits des sourds-aveugles et responsabilité de l’Etat
Les sourds-aveugles connaissent beaucoup de problèmes , en particulier pour la communication, l’information et la mobilité. Les sourds-aveugles ont le droit de participer à la société, et l’Etat est responsable que cela se fasse. Il y a toujours des barrières empêchant les sourds-aveugles de participer. Pour les supprimer, nous suggérons ce qui suit :
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Les possibilités
d’emploi des Sourds-Aveugles dans la société moderne
Jozef Mendrun et Tadeusz Majewski
Association Polonaise pour le Bien des Sourds-Aveugles
Introduction
Les déficiences visuelle et auditive associées affectent gravement , entre autres, la capacité de travail . Par conséquent, beaucoup de sourds-aveugles ne sont pas capables de travailler du tout. Il y a aussi un groupe de sourds-aveugles qui peuvent effectuer seulement des travaux non qualifiés. Mais il y a aussi un groupe de sourds-aveugles qui peuvent avoir une profession. La capacité de travail d’une personne sourde-aveugle dépend de plusieurs facteurs :
En général, les personnes handicapées peuvent trouver un emploi sur le marché du travail ouvert ou protégé. Selon la politique de l’emploi de l’Union Européenne – les personnes handicapées devraient d’abord être placées sur le marché du travail ouvert. Les emplois protégés devraient être réservés aux personnes gravement handicapées, qui ont des difficultés à trouver des emplois qui leur conviennent dans les entreprises, usines, bureaux etc. normaux. En Pologne, nous essayons d’utiliser les deux formes d’emploi des sourds-aveugles. Le premier choix est le placement de la personne sourde-aveugles sur le marché du travail ouvert. Si ce n’est pas possible, nous essayons de lui trouver un emploi dans un atelier protégé.
En Pologne, nous avons quelque expérience de l’emploi de personnes devenues
sourdes-aveugles dans des ateliers spéciaux pour personnes handicapées. Ces
ateliers s’appellent des coopératives d’invalides. Dans certains ateliers,
nous avons des travailleurs qui ont commencé à travailler en tant qu’aveugles
ou sourds et qui plus tard ont en plus perdu l’ouie ou la vue ( complètement
ou partiellement). Après un peu de rééducation, ils peuvent continuer leur
travail dans le même atelier. Mais nous n’avons aucune expérience dans
l’emploi des sourds-aveugles de naissance.
En 1985, nous avons créé en Pologne la première Section pour enfants
sourds-aveugles au Centre Spécialisé pour enfants aveugles et déficients
visuels à Bydgoszcz. Au bout de quelques années, les enfants sont devenus
grands et nous nous sommes posé le problèmes de quoi faire de ceux qui
quitteraient l ‘école après leur éducation et leur rééducation. Si nous les
renvoyions chez eux, ils seraient inactifs toute leur vie. Certains étaient
capables d’entreprendre certaines activités professionnelles. Nous avons donc
essayé de trouver des solutions pour eux.
Depuis 1992, nous avons une bonne coopération avec la fondation américaine
Hilton/Perkins et nous leur avons demandé de l’aide. Deux experts sont venus
en Pologne et nous avons élaboré des plans d’action pour les deux premiers qui
quittaient l’école. Ayant réussi avec les premiers, nous avons continué avec
d’autres. Dans notre exposé, nous voudrions vous montrer 4 jeunes
sourds-aveugles de naissance qui ont un emploi. Trois ont été placés sur le
marché du travail ouvert et un dans un atelier protégé.
La première est une fille qui s’appelle Beata. Elle est complètement sourde et
malvoyante, s’exprime en langue des signes avec des restrictions ( dans des
conditions favorables). Elle a été éduquée et rééduquée à la Section pour
enfants sourds-aveugles à Bydgoszcz. Elle habite un village de l’est de la
Pologne. Avec l’aide des experts américains, nous avons élaboré un plan
d’action pour elle. D’abord, nous avons pris contact avec les autorités
locales. Le secrétaire de l’autorité locale s’est intéressé à la résolution du
problème d’emploi de Beata. Nous avons analysé quelques possibilités.
Finalement, nous avons choisi l’école maternelle et l’emploi d’assistante de
l’institutrice. L’école maternelle est proche du domicile de Beata. L’attitude
du directeur de l’école maternelle a été très positive et en septembre 2001
Beata a commencé à travailler avec l’aide de son éducatrice qui lui a servi de
coach. L’éducatrice est restée avec elle une semaine, lui montrant comment
s’acquitter de ses tâches, comment communiquer avec les enfants et le
personnel, comment aller à l’école maternelle toute seule etc. Son travail
était d’aider les enfants à s’habiller et à se déshabiller, à aller aux
toilettes, à manger etc. Plus tard, l’éducatrice est allée plusieurs fois à
l’école maternelle pour aider Beata à continuer à s’adapter au travail. Elle a
parlé avec Beata et le personnel pour améliorer son niveau opérationnel dans
la communauté de l’école maternelle et l’aider à faire son travail
conformément aux attentes de son employeur. La première année était une
période d’essai. Pendant cette période , le salaire de Beata a été en partie
payé par L’Association Polonaise pour le Bien des sourds-aveugles et en partie
par le Fond d’état de rééducation des handicapés. Un an après Beata a
maintenant un emploi permanent à l’école maternelle.
En 2001, nous avons réussi à trouver un emploi pour une autre sourde-aveugle
qui s’appelle Joanna. Elle est aussi totalement sourde et malvoyante, et donc
elle peut utiliser la langue des signes. Elle est allée à une école
spécialisée pour enfants sourds à Varsovie. Elle habite aussi Varsovie. Nous
lui avions trouvé un emploi dans une autre école spécialisée pour enfants
sourds , également à Varsovie. Joanna est aide –éducatrice, et travaille avec
les éducateurs en classe. Comme elle connaît bien la langue des signes, elle
est très utile pour la communication entre les élèves sourds et les éducateurs
qui ne connaissent pas toujours bien cette méthode. Elle vient aussi d’obtenir
un emploi permanent à l’école.
Comme ça s’était bien passé avec l’école maternelle, nous avons pris contact
avec une autre dans une petite ville de l’ouest de la Pologne, où habite
Daria. C’est une jeune sourde-aveugle qui a été éduquée et rééduquée à la
Section pour enfants sourds-aveugles à Bydgoszcz . Elle est dure d’oreille,
appareillée, et a des restes visuels. Elle utilise aussi la langue des signes.
En 2002, elle a commencé à travailler à l’école maternelle avec son coach (son
éducatrice ). Très rapidement, elle s’est adaptée à son travail et a pu
enseigner quelques signes au personnel pour améliorer la communication entre
eux.
Actuellement, nous nous occupons d’un jeune sourd-aveugle pour le placer
sur le marché du travail ouvert. Il aime les animaux, aussi nous essayons de
le placer dans un refuge pour chiens et chats. Nous espérons réussir aussi
pour ce cas.
Comme nous l’avons déjà dit, nous avons déjà l’expérience de l’emploi de
personnes devenues sourdes-aveugles dans des ateliers protégés. Le but de ces
ateliers est d’employer des personnes gravement handicapées. Ils créent les
meilleures conditions de travail possibles et l’attitude de la direction et du
personnel est très favorable à ces personnes. Nous avons donc essayé aussi de
trouver des emplois pour des sourds-aveugles sur le marché du travail protégé.
En 2002, nous avons réussi à placer un jeune sourd-aveugle dans un atelier
protégé. Michal a des restes visuels et est dur d’oreille et appareillé. Il
communique par la parole. Il a aussi fait son éducation et sa rééducation à la
Section pour enfants sourds-aveugles à Bydgoszcz. Le directeur de l’atelier
protégé l’a employé sans objections particulières. Cela, parce qu’il avait
deux autres travailleurs sourds-aveugles, mais qui étaient devenus
sourds-aveugles. C’est un atelier qui produit de l’équipement électrique et où
il y a beaucoup de travail de montage. Le travail de Michal est d’assembler
certains éléments. Après un petit temps d’adaptation, il est devenu l’un des
meilleurs travailleurs.
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"Le droit des sourds-aveugles au
service de guides-interprètes et sa justification légale "Jan Jakeš
Association des Sourds-aveugles - VIA, République Tchèque
Sommaire:
I. Pourquoi avons-nous besoin du service de guides-interprètes?
II. Environnement
III. Le droit des SA à un service de guide-interpète
IV. Solution proposée
I. Pourquoi avons-nous besoin du service de guides-interprètes ?
La capacité des gens à vivre dans le monde est déterminée par leur capacité à avoir des échanges avec leur environnement. Pour cela, il faut voir et entendre. 94% des informations concernant l’environnement que les gens en bonne santé reçoivent passe par les sens de la vue et de l’ouie. Une personne totalement SA ne peut pas obtenir ces 94%.; donc il ne lui reste que 6% d’informations à sa disposition qu’elle obtient par les sens qui restent, en particulier par le toucher. Donc une personne SA perd l’occasion d’avoir une interaction active et efficace avec son environnement. Cette perte importante peut être en partie soulagée par l’aide d’une autre personne qui entend et voit et sait comment transmettre les informations aux SA. Cette personne est le guide-interprète..
Nous, sourds-aveugles, sommes comme des étrangers qui se trouvent dans un pays étranger inconnu, recouvert de brouillard. Pour survivre, ils ont besoin d’un guide et d’un interprète qui connaît bien le pays et qui les aidera à se faire comprendre par les gens qui y vivent. Tout comme ces étrangers , nous les sourds-aveugles, nous avons besoin d’un guide-interprète . Sa tâche est:
- de nous guider dans notre environnement ;
- d’interpréter et de nous familiariser avec la forme et la structure de notre environnement;
- de nous amener vers les gens partageant notre environnement;
- d’interpréter le contenu des messages lors des communications avec les gens dan notre environnement .
Posons-nous une question : à quoi ressemble le monde qui nous entoure, que nous appelons l’environnement et dans lequel nous nous aventurons avec notre guide-interprète de confiance ? Une autre question encore est liée à celle-ci : que doit savoir notre guide-interprète , de quoi doit-il être capable pour être un bon guide-interprète à qui nous pouvons nous fier dans notre contact avec l’environnement?
II. Environnement
Lorsque nous parlons de l’environnement d’une personne, nous prenons en compte le complexe de toutes conditions qui entoure la personne. En même temps, nous distinguons entre le monde naturel et le monde créé par l’homme. .
1. Le monde naturel peut en outre être subdivisé en:
2. Le monde créé par l’homme ( environnement artificiellement créé par les hommes) peut se subdiviser en:
a) l’environnement créé par les produits matériels de l’activité humaine, comme les maisons, les villes, les routes et autres choses construites par l’homme et utilisées à diverses fins, ex. se loger, travailler, se reposer..
b) l’environnement formé par des liens ( réseaux, systèmes) de relations personnelles et d travail entre les gens, comme l’amitié, le mariage, la famille, l’éducation, la propriété, les conditions de travail, l’économie, la culture, et l’état.
c) l’environnement formé par les produits spirituels et culturels d l’activité humaine, comme le langage, la philosophie, la science, la technologie, l’art, la morale, la politique, la religion.
Sur la base de cette description simple de l’environnement, deux choses apparaissent évidentes:
a) combien il est difficile pour un SA de s’y orienter lorsqu’il ne peut pas se servir des sens de l’ouie et de la vue ;
b) combien la tâche du guide-interprète de la PSA est importante et complexe.
III Le droit des sourds-aveugles à un service de guides –interprètes
Le monde qui nous entoure et où nous vivons a beaucoup de visages, beaucoup de formes, qui s’interpénètrent et se chevauchent. Il est divers, changeant, très complexe et difficile à saisir. C’est pourquoi il est intéressant et donne envie de l’explorer. L’interaction avec leur environnement est un défi pour les gens. Le défi s’adresse à tous. Il concerne aussi les SA! C’est un défi, c’est la tâche et le devoir de l’être humain. Donc, nous n’avons pas seulement un droit naturel , mais aussi le devoir d’avoir des rapports et des interactions avec notre environnement.
Et c’est de ce devoir humain dont nous tirons le droit des sourds-aveugles au service d’un guide-interprète. Dans les cas où les capacités naturelles intrinsèques d’un individu ne suffisent pas pour qu’il remplisse son devoir, parce qu’elle sont limitées ou affaiblies, le sentiment social naturel des autres et de la société apparaît; il inclut le sentiment et le comportement moraux naturels, le sens des responsabilités, la capacité et le besoin d’aider. Ainsi par exemple, les parents aident leurs enfants, les fils et les filles adultes aident leurs parents âgés, les gens en bonne santé aident les malades et les handicapés.
IL est triste qu’il faille rappeler ce principe aux gouvernements et aux législateurs. C’est pourquoi nous devons parler avec énergie de nos besoins et de nos demandes, et aussi de l’exigence du service de guides-interprètes. Il faut souligner que le guide-interprète est une personne dont nous avons besoin, parce qu’elle nous permet une interaction directe avec notre environnement, ce qui signifie qu’elle nous aide à vivre en être humain dans le monde et avec les gens qui nous entourent .
Le droit naturel d’un personne sourde-aveugle aux services d’un guide-interprète est fondé sur au moins trois raisons. Deux sont existentielles et une est éthique:
1. Nous sommes des êtres humains. Nous sommes nés individus de l’espèce Homo sapiens . Il faut que nous développions notre individualité pour devenir des personnes. Mais nous ne pouvons devenir " je " qu’avec l’aide de quelques " tu ". Pour cela, il faut que nous soyons acceptés par d’autres gens, encouragés par eux dans notre réalisation de nous-mêmes, éduqués et aimés par eux. En d’autres termes, il faut qu’on communique avec nous. Mais il y a un sérieux problème. Les gens communiquent entre eux sur la base du fait qu’ils se voient et s’entendent. Qui aidera les gens qui nous entourent à communiquer avec nous, qui sommes sourds-aveugles?
2. Nous sommes des êtres humains. Notre devoir d’humains est de développer notre existence active dans le monde , d’assurer les nécessités de la vie, de développer et achever notre humanité par la réalisation de soi. Cela peut se faire par l’activité, par l’interaction avec le monde et les gens qui nous entourent . Il y a un sérieux problème . Le contact d’une personne avec son environnement, c.a.d. avec le monde et les autres, est basé sur les informations obtenues surtout par la vue et l’ouie. Qui nous aidera à être en contact avec notre environnement, si nous sommes sourds-aveugles?
3. Nous sommes des êtres humains avec une surdicécité. Nous nous débattons avec les sérieux problèmes causés par le manque d’informations auditives et visuelles. Nous avons des problèmes permanents dans nos relations avec le monde et les gens, c.a.d. notre environnement. Cela signifie que nous avons des difficultés à avoir des relations avec le monde à nous orienter dans le monde, à réagir aux événements autour de nous, à nous adapter à l’environnement, à avoir les nécessités de la vie. L’idée qu’il faut aider les gens qui ont des difficultés est profondément ancrée dans la société humaine. Qui nous aidera à surmonter nos difficultés, causées par la surdicécité?
Les raisons évoquées s’appliquent en général à tous les services pour les SA, pas seulement aux services de guide-interprète, mais aussi au service d’un assistant personnel et autres services!
IV. Solution proposée
Le droit des SA à un service de guide-interprète est fondé sue le droit individuel de mener une vie humaine digne, le droit à la liberté de mouvement et d’établissement, le droit d’obtenir une aide sociale. Les lois générales sur les droits de l’homme, c’est bien mais insuffisant.
Il faut établir un environnement juridique, des lois et des réglementations qui garantiront le respect des besoins et demandes spécifiques des SA. La législation doit comporter clairement et sans réserves::
1. La définition expliquant la surdicécité comme un handicap qui entraîne une situation sociale défavorable à la personne SA et exige que de services sociaux spécifiques soient fournis.
2. Une loi sur les services sociaux qui doit garantir que les SA ont droit aux services d’un guide-interprète, d’un assistant personnel et autres services.
3. Une loi garantissant que les aides techniques pour les SA soient accessibles.
4. Une loi disant que le langage tactile pour les SA sera le mode de communication de base utilisé par les SA..
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"Le droit des sourds-aveugles au service de
guides-interprètes et sa justification légale "Sanja
Tarczay
Association des sourds-aveugles, Dodir.
Jusqu'ici nous avons parlé des besoins et difficultés de la
personne sourde-aveugle (PSA) dans son rapport quotidien avec l'environnement,
du droit naturel et moral de chaque PSA d'être activement et efficacement
intégrée dans la communauté sociale , nous avons déterminé ce qu'était un
interprète pour PSA et ce qu'étaient ses attributions, et nous avons parlé de la
justification légale, des lois et réglementations qui doivent garantir le
respect des besoins et exigences spécifiques des PSA.
Plus important que les lois et réglementations qui assurent l'élimination des
obstacles audio-visuels, sont les services individuels bien organisés et
efficaces de communication et de mobilité qui sont fournis par les
guides-interprètes aux PSA.
Avant de commencer à établir ou organiser un service dans une ville, nous devons
nous assurer que le besoin existe et quel est-il. Après avoir une idée claire
des besoins spécifiques existants, nous devons planifier les activités suivantes
pour créer un bon service de soutien pour les PSA. Quelquefois, dans certains
pays , en plus de créer un service, il faut travailler à la création d'une
formation spécialisée pour les moniteurs et créer un programme d'études pour
interprètes pour PSA.
Qu'est-ce qu'un service de soutien, quels sont ses buts et sa mission?
Un service de soutien est un service spécifique qui assure des services individuels ( un pour un) de haute qualité pour la communication, l'accès à l'information et la mobilité, d'une manière adaptée à la PSA individuelle. Il est destiné en premier à répondre aux besoins de communication et d'information des PSA, ainsi qu'aux besoins de mobilité. En second, le service de soutien peut être utilisé par d'autres individus qui ont des difficultés de communication ou de mobilité, ou par diverses organisations.
Il est important de souligner que le service de soutien n'est sûrement pas un service qui aide au ménage, aux soins, ou à l'éducation des utilisateurs. Il ne s'agit pas non plus de faire les choses à la place des utilisateurs, mais seulement d'être l'ouil et l'oreille de l'utilsateur pendant les activités de communication, et de mobilité ou les activités quotidiennes. Les prestataires de service, les guides-interprètes, ne font que transmettre l'information.
Le but fondamental et la mission du service de soutien ( guides-interprètes) est d'apporter une vie autonome et indépendante aux PSA et autres utilisateurs et de rendre possible pour eux d'être activement impliqués dans la société. Les principales qualités de chaque service sont dans la gamme d'activités qu'il recouvre, les types de services qu'il fournit et, surtout, dans la qualité du personnel spécialisé ( guides-interprètes).
Mais tout service efficace et qui marche bien doit inclure d'autres activiés, par exemple: développement et amélioration continue de l'organisation d'un service, ateliers de 3 mois pour les membres inscrits, SA et autres usagers, éducation et information du grand public, se tenir informé des dernières mises à jour des programmes d'études nationaux pour guides-interprètes, et établir des services de soutien régionaux.
Les services les mieux organisés en Europe sont, sans aucun doute, ceux des pays scandinaves. Il est intéressant de notr que les PSA de ces pays sont très actives, ce qui prouve une fois de plus que l'existence de services assure une vie compléte et active aux PSA..
De bons services efficaces, comme ceux des pays scandinaves, sont le rêve de beaucoup de PSA. C'est un rêve qui reste à réaliser pour la plupart d'entre nous.
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L’importance des nouveaux modes de communication: l’informatique et autres technologies pour les sourds-aveugles
par Angela Pimpinella
Chers amis,
Je suis très heureuse d’être ici avec vous pour parler de nos problèmes
auxquels nous essayons de trouver des solutions.
Juste une petite digression avant d’aborder sérieusement le sujet qui m’a été
assigné: je voudrais remercier l’Union Italienne des Aveugles qui m’a fourni
tous les moyens nécessaires pour être ici et représenter les sourds-aveugles
italiens.
Notre société est dominée par un développement technologique rapide et nous assistons à un changement complet de notre manière de vivre; dans la société moderne les handicapés, et en particulier les handicapés sensoriels, courent le risque d’être exclus , mais heureusement ce risque a été réduit par le contrôle et les actions d’organisations prêtes à réagir à toute menace d’isolement. Je ne veux pas m’attarder sur cet aspect social car le temps qui m’est imparti est court, je vais donc vous donner quelques informations sur la situation en Italie au sujet de la relation entre les sourds aveugles et les nouvelles techniques de communication..
IL y a quelques années, L’Union italienne des aveugles a lancé un projet comprenant la création d’un nouveau terminal Braille pour sourds-aveugles appelé BRAICOM. Braicom a différentes fonctions internes et je donnerai les plus importantes: la fonction communication – permettant à plusieurs sourds-aveugles de communiquer sans interprète en réunion - , la fonction calculatrice – qui s’est avérée très utile lors de l’introduction de l’Euro, en fait il aurait été très difficile de convertir notre monnaie en Euro sans Braicom –, la fonction d’accès à l’information – Braicom peut être connecté à un ordinateur et donne accès au courrier électronique et aux sites Internet, cette fonction s’est avérée très importante parce qu’elle a permis de constituer un réseau de sourds-aveugles. Les sourds-aveugles qui ont pu participer au projet ci-dessus ont reçu une formation et un équipement gratuits, c’est-à-dire l’appareil Braicom et un ordinateur portable.
Je voudrais attirer votre attention maintenant sur un aspect que je considère comme important: cette expérience montre que les sourds-aveugles peuvent utiliser de nouveaux moyens de communication si des conditions d’accès adéquates sont crées. En fait, nous, sourds-aveugles, devons faire face aux problèmes concernant l’accès aux sites Internet, au coût élevé dû à la lenteur de la lecture en Braille et à l’inaccessibilité des livres imprimés avec une structure compliquée qui ne peuvent pas être bien lus avec un scanner . Un autre problème est le nombre insuffisant de formateurs en informatique pour sourds-aveugles .
Quelles sont les solutions à ces sérieux problèmes qui nous empêchent de jouir pleinement de notre droit à l’information ? Je crois que le thème de cette conférence est très clair et nous devons attirer l’attention de l’Etat sur nos problèmes pour lui faire prendre conscience qu’il lui appartient de prendre les mesures pour les éliminer. IL faut que l’Etat fasse des lois pour cela. En fait, le problème du manque d’accessibilité des sites Internet pourrait être résolu par une loi obligeant les propriétaires des sites web à respecter les lois d’accessibilité pour les handicapés. En ce qui concerne les coûts supplémentaires, on pourrait faire une loi prévoyant des réductions pour les sourds-aveugles utilisant les nouvelles technologies informatiques adaptées. Le problème de la structure des livres imprimés pourrait aussi être résolu par des lois concernant les éditeurs qui garantiraient que la structure des livres soit accessible, c’est-à-dire, lisible avec un scanner. En ce qui concerne le problème des formateurs en informatique, il faudrait plus de cours pour formateurs, avec la possibilité d’y inclure des formateurs sourds-aveugles.
Un autre problème à étudier est celui de l’assistance technique à la maison. Il n’y a que quelques organismes qui puissent fournir ce type de service et lorsque des problèmes techniques se produisent, les sourds-aveugles se trouvent dans une situation très inconfortable à cause du délai très long pour obtenir une assistance appropriée.
Ceci est la fin de mon intervention , j’espère que cette conférence jouera un rôle fondamental dans notre marche vers l’égalité et l’indépendance.
Merci de votre attention.
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Résumé des réponses au questionnaire
sur l’informatique pour les sourds-aveugles en Europe - par peter-vanhoutt@pi.be
1.On considère qu’il est important que les SA utilisent autant que possible
de programmes standard comme
MS-Word, Outlook Express, Internet Explorer, faxsoftwares, Omnipage
2. Dans presque tous les pays, les SA peuvent suivre une formation pour pouvoir se servir d’un ordinateur et de ses programmes; dans les pays scandinaves, il y a même des moniteurs d’informatique SA qui forment d’autres SA. Mais souvent il n’y a pas assez de formateurs qualifiés. Comme la surdicécité n’est pas reconnue comme handicap particulier dans la plupart des pays, l’état ne donne souvent pas plus d’heures pour un sourd-aveugle que pour un aveugle; et quelquefois, les SA doivent payer leur formation eux-mêmes.
3. L’état ne rembourse pas toujours la technologie de communication nécessaire aux SA. Souvent seuls les SA qui étudient ou qui travaillent sont remboursés. Dans des pays comme la Belgique et la Suisse, les gens qui deviennent SA après 65 ans ne reçoivent pas un sou pour les appareils de communication et d’information.
4. Accessibilité à Internet
L’Internet est un moyen d’information irremplaçable pour les personnes SA qui
sont habituellement exclus de beaucoup d’informations visuelles et auditives de
la télé, des journaux, de la radio, des livres de cours, des dictionnaires etc.
Malheureusement beaucoup de sites web sont conçus de telle façon qu’ils sont
difficiles ou impossibles d’accès pour des déficients visuels. Malgré la
Directive d’accessibilité W3C qui est une norme mondiale et qui a été acceptée
par beaucoup de pouvoirs publics, jusqu’ici dans la plupart des pays il n’y a
pas de réglementation ou de loi qui ordonne de suivre cette directive.
L’Allemagne , l’Angleterre et le Portugal semblent être les seules exceptions (
jusqu’à un certain point).
* le projet belge BlindSurfer
L’action Blindsurfer a commencé en 2000 par une initiative de l’association
belge Blindenzorg Licht en Liefde . Elle a été soutenue par beaucoup
d’organismes publics, entre autres le Ministère flamand de l’égalité des chances
, du bien-être et de la santé. Jusqu’ici le projet a entrepris les action
suivantes :
Une action d’information par la distribution de livrets sur les directives, de
conférences de presse Organisation de séminaires d’1 journée sur
l’accessibilité
Examen systématique des sites web de la fonction publique flamande
Evaluation d’autres sites à leur demande
Assistance aux concepteurs web pour l’application ddes directives
d’accessibilité
Lancement du label BlindSurfer
Création d’un portail avec des liens vers les sites BlindSurfer
accessibles
Lancement du site BlindSurfer su r l’accessibilité du web
- Le label BlindSurfer
Blindsurfer est un label de qualité qui donne à une personne déficiente visuelle
la certitude qu’un site web lui est facilement accessible. Si un utilisateur
d’Internet ayant des problèmes de vue trouve le logo BlindSurfer sur la page
d’accueil du site, il saura que le site ne présentera pas de difficulté
particulière de lecture . Les sites web qui, après examen approfondi , semblent
respecter les directives, sont autorisés à apposer le label sur leur page
d’accueil. Le label BlindSurfer se compose de deux éléments indissociables :
le logo (une planche de surf avec une canne blanche comme mât)
un signal de stop contenant le mot "Blindsurfer".
Les sites web auxquels le label a été accordé figurent sur la page du portail
BlindSurfer qui constitue en quelque sorte une entrée vers une "partie
accessible" du net.
5. Appareils et programmes récents
* écran braille communicateur : appareil de communication pour SA : petit
clavier, brailleline 8 éléments, touches braille et affichage LCD : le texte
tapé peut être lu en Braille et quand on utilise les touches Braille la réponse
peut être lue sur l’écran LCD.
pour communiquer avec des étrangers qui ne connaissent pas l’alphabet lorm, les
signes ou la dactylologie.
* programmes texte téléphone: maggie en Suisse, telo en Suède
* elba, braillelite et notepad pour prendre des notes
* braillestar avec 40 cellules braille pour prendre des notes avec le clavier
braille ,
brailleline en association avec un PC, appareil de communication avec un petit
clavier; port infa-rouge; facile de passer du mode prise de note au mode
ordinateur.
* euroscope-40 (Sensotec) bloc-note braille et affichage braille 40 cellules:
avec beaucoup de fonctions utiles
* programmes de Chat comme MSN messenger, MS Chat, mIRC qui marchent bien avec
un affichage braille en utilisant jaws/window eyes/virgo/supernova pour envoyer
la sortie au braille
permettent aussi d’agrandir le texte (zoomtext)
* brailino (handitech): bloc-note en combinaison avec un communicateur nokia et
un lecteur d’écran talks&braille , propose beaucoup de fonctions comme SMS,
calculatrice...;
en association avec un PC le brailino peut être utilisé comme un petit
brailleline
* pronto (baum): 18 cellules braille, bloc-note, calculatrice, horloge et
possibilité de lire et envoyer des sms avec un téléphone portable
* MPO (mobile phone organizer - alva) 20 cellules braille, appareil tout en un
pour déplacements,. personal organizer + notetaker + téléphone portable intégré.
pour envoyer et lire des messages sms
* en suisse, ils ont créé un programme spécial pour lire les journaux
électroniques en ligne
* dans certains pays, la bibliothèque national envoie par Email le texte demandé
dans certains livres
* bookwurm (Allemagne) petit appareil (8 braillecells) pour lire le braille en
route ;
défilement automatique ; peut être utilisé comme affichage braille de secours
avec Dos et windows
* braillenote (pulse data inc) avec GSP et port infra-rouge et beaucoup de
fonctions pratiques comme programme email, calculatrice ; 12 ou 32 cellules
braille + keyweb : navigateur portable pour aveugles
* braillewafe: notetaker
* ALLAN est un logiciel qui permet de communiquer avec notre ordinateur par
téléphone ou large bande , utilisant simultanément caméra vidéo , parole et
texte. Fonctionne dans les 2 sens et fait qu’en communication entre deux
ordinateurs on peut lire en braille ou en gros caractères et utiliser la parole
ou la langue des signes pour répondre et vice versa. Il y a un projet en Suède
qui utilise ce système entre des SA et un service central . Le SA peut par
exemple appeler le central , montrer quelque chose par la video et demander ce
que c’est ou bien si sa chemise n’a pas de tache ou bine ce que dit l’étiquette
sur la boîte et autres choses, et avoir la réponse en texte lisible en Braille
ou en gros caractères.
* velotype: pour traducteurs
* service intermédiaire pour parole/video vers communication texte par téléphone
* parole vers programmes-texte ne semble pas utilisé par les SA pour communiquer
Recommandations
1.les adaptations pour rendre l’ordinateur accessible aux SA devraient être intégralement remboursées par l’état, matériel et logiciel
2. les gouvernements de tous les pays d’Europe devraient fournir non seulement tout l’équipement nécessaire à l’intégration économique et professionnelle mais aussi à l’intégration sociale et pour les loisirs.
3. Les connections à internet devraient être moins chères. Comme il faut beaucoup plus de temps aux SA pour rechercher des informations sur internet , ils devraient avoir des réductions
4. non seulement les aides techniques devraient être remboursées, mais l’état devrait aussi fournir la formation nécessaire pour que les SA sachent se servir de cet équipement coûteux; le soutien aux utilisateurs après la formation est aussi très important.
5. pour rendre l’internet complètement accessible, les concepteurs de pages web devraient tenir compte sérieusement des directives d’accessibilité W3C.
6. Les SA âgés devraient aussi avoir le droit de recevoir de l’état les appareils de communication et d’information nécessaires
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Loisirs et sports pour
les sourds-aveugles
Résumé des réponses au questionnaire
Nadezda Golovan, Russie
Malheureusement je n’ai reçu que peu de réponses à mon questionnaire – de 9 personnes et organisations de 8 pays ( Belgique, Hollande, Danemark, Italie, Pologne, Finlande, République Tchèque, et Suisse). Je les remercie beaucoup , Et spécialement Jan Jakes, de République Tchèque , et Jozef Mendrun de Pologne, pour leurs réponses très détaillées qui ont beaucoup facilité mon travail.
Chaque pays a sa propre perception et conception du problème des loisirs et des sports dans la vie des sourds-aveugles (SA). Les camps de vacances pour SA dans certains pays ne sont pas seulement un genre de vacances d’été et de repos, mais aussi une occasion d’organiser des stages d’acquisition de connaissances et de rééducation.
Par exemple, les camps de vacances pour adultes en Russie s’appellent maisons de vacances ou centres de tourisme. Les élèves et les étudiants ont des vacances en été et en hiver tandis que les adultes qui travaillent – à certaines périodes. La rééducation des SA ce n’est pas seulement des vacances et des loisirs, mais des études – s’ils le souhaitent ou si nécessaire. Dans d’autres pays, la rééducation peut constituer une partie ou un type de vacances et de loisirs pour les SA. J’ai donc décidé d’inclure la conception de rééducation dans le thème des loisirs et des sports pour les SA. .
Dans certains pays (Italie, Suisse, République Tchèque, Pologne, Danemark, Finlande, Suède) les soi-disant camps d’été pour les sourds-aveugles sont organisés sur l’année, et durent environ 7 jours. Habituellement, de 10 à 20 SA y participent. Ils ont des guide-interprètes et des bénévoles utilisant la langue des signes, la dactylologie ou l’alphabet Lorm qui les assistent. Pendant ces vacances, chaque participant SA a son propre interprète ou travailleur social ou personne de contact.
L’objectif commun de ces vacances est l’établissement de contacts, la communication, la rééducation, une détente active, la stimulation de l’activité sociale et la formation de l’attitude individuelle, le développement des connaissances, l’échange des expériences de vie quotidienne et d’informations, l’organisation de divers événements culturels et de loisirs .
En 1996 Jan Jakes , de République Tchèque, a eu l’idée d’organiser aussi des camps internationaux pour les SA dans différents pays européens. Il en a parlé avec un expert français, directeur du CAT de la Chaume, le défunt Jean-Francois Guerineau et lui a demandé de l’aider à réaliser cette idée. Ils ont décidé d’organiser le premier camp en République Tchèque en 1997. Le coût du séjour ne pouvait pas dépasser 300 € pour que les SA d’Europe de l’Est puissent y participer.
Au niveau international, les objectifs et possibilités pratiques suivants ont été ajoutés à ceux des camps nationaux pour SA :
L’annexe 1 ci-joint montre que les Tchèques, les Italiens et les Suisses participent régulièrement aux camps pour les SA. Cette année, le camp polonais a battu les records du nombre des participants : 40 personnes de 9 pays européens.
L’année prochaine, la Suède va accueillir le camp, et en 2005
ce sera la Bulgarie.
Les stages de rééducation en Finlande et en Pologne ont lieu une fois par an et
durent 2 semaines. Les études sont organisées selon les choix et les besoins des
SA.
En Pologne, le groupe se compose de 20 SA. Les stages ont lieu au Centre de
Rétablissement Thérapeutique et dans des Centres de Loisirs. Là, les SA sont
formés aux méthodes de communication, à la mobilité et à l’orientation avec une
canne. Il y a une rééducation de la vision et de l’audition ( orthophonie), des
rencontres avec un psychologue, diverses conférences, une formation à
l’informatique, des ateliers de sculpture en plein air.
La République Tchèque organise 6 stages d’éducation – rééducation par an ( du printemps à l’automne) , d’une durée de 7 jours . Chaque groupe se compose de 10 SA. Le programme dépend de leurs besoins et consiste en formations pratiques : - de communication : Lorm, Braille, dactylologie, langue des signes ; - de mobilité et orientation avec la canne ; de rééducation sociale, activités sociales, thérapies ( par l’art et la musique), sports ( exercices le matin), excursions , aide juridique et sociale ( conseils et conférences).
La Russie organise des stages de rééducation pour un groupe de 2 SA quatre fois par an pendant 2 mois ½ ( quelquefois 5 mois) au Centre de Rééducation des Aveugles près de Moscou, où un service pour sourds-aveugles a été ouvert en 1994. Les principaux thèmes : Braille, orientation et mobilité à l’intérieur et à l’extérieur, enseignement ménager, dactylographie, langue des signes et dactylologie. Cours supplémentaires : culture physique, tricot, et autres travaux d’aiguille, menuiserie. Les SA peuvent être formés ( s’ils le désirent) en macramé, vannerie, ou sculpture sur bois etc. Des excursions et événements culturels et de loisirs sont organisés pendant le temps libre.
Le Danemark accorde beaucoup d’attention aux diverses activités sportives et de santé: aviron, voile, ski nautique, natation, tandem, " survie ", escalade, excursions.
La République Tchèque organise : excursions dans les parcs, à la campagne, natation, expositions, visites de jardins botaniques et de zoos, conférences sur la technologie, consultations socio-juridiques pour les SA 3 à 4 fois par mois sur toute l’année.
Il existe des clubs pour SA dans 5 grandes villes de Pologne. Ils organisent des activités culturelles et éducatives : conférences sur divers sujets selon les intérêts des SA, excursions touristiques.
Au sein de la Fédération des Sourds en Belgique, il y a un club Helen Keller. Il y a 10 réunions des SA par an. Le principal objectif est la communication. Les activités de ce club sont : jeux, fêtes folkloriques, fête de Noël, randonnées d’une journée, activités éducatives.
La Suisse organise des activités culturelles, sportives et sociales pour les SA: visites aux musées, randonnées en montagne, cyclisme, natation, escalade d’arbres , bateau etc. L’association des aveugles a un petit service sourds-aveugles , qui fournit des services pour les SA âgés. Il y a des réunions et diverses activités culturelles dans ce service.
La Finlande a un camp de sports d’hiver pour les SA ( organisé en association avec la Fédération des Déficients Visuels) . Les SA organisent aussi leurs propres camps pour certains sports ou loisirs ( bowling, équitation). Les clubs locaux de SA organisent seuls leurs activités sportives.
La Russie a aussi des clubs de SA dans les différentes
régions. Ils fonctionnent toute l’année. Exemples d’activités des clubs :
réunions de communication, fêtes et anniversaires des SA et de leurs
assistants, diverses vacances, excursions en bus, à pied, en bateau, visites
de musées, jeux intellectuels et d’extérieur ; représentation de petites
pièces de théâtre et pantomimes, excursions touristiques. Dans les clubs, il y
a des thés et des fêtes.
Au Danemark il y a des subventions de la FDDB et une aide
financière des autorités locales et de fondations, en particulier de
Kastberggaard.
En Pologne, les stages et les activités des clubs sont financées par le
Ministère de la Santé, le Ministère du Développement Economique , du Travail
et de la Politique Sociale, le Ministère de la Culture, et la Fondation d’état
pour la Rééducation des Handicapés. IL y a aussi un financement partiel des
autorités locales et de diverses fondations.
En République Tchèque, les frais des activités de formation et de rééducation
sont partiellement couverts (50%) par le budget de l’Etat ou une Fondation de
Soutien ( Ministère du travail et des affaires sociales, autorités locales,
fondations locales) , et les SA paient eux-mêmes les 50% restants.
En Suisse , l’association des Aveugles et une autre organisation financent des
camps de vacances pour les SA. Le gouvernement finance en partie l’activité du
Centre pour SA. Quelquefois, ce sont les SA qui paient eux-mêmes.
En Belgique, les sourds-aveugles paient une certaine somme pour la nourriture
et le loyer des locaux du club. Ils paient aussi une cotisation annuelle
d’adhésion.
En Italie, les SA doivent payer eux-mêmes pour certaines de leurs activités.
D’autres organisations peuvent les aider financièrement si un projet spécial
de loisirs pour les SA est élaboré. En particulier, l4union Italienne des
Aveugles a payé le projet de Nouvel An pour les SA.
En Finlande, la plupart des événements sont financés par l’Association
Finlandaise des machines à sous, qui est la principale source de financement
de l’association finlandaise des SA. Les clubs de SA locaux peuvent obtenir
une aide financière des autorités locales.
En Russie, les activités culturelles et des clubs sont payées principalement
par l’association d’Aide sociale des Sourds-Aveugles ELVIRA, ainsi que par
l’Association des Aveugles de toute la Russie. Une autre organisation
caritative de Moscou pour les SA reçoit des subventions de divers projets pour
payer les activités de ses clubs. Le gouvernement paie entièrement la
formation, l’hébergement et les repas des étudiants du Département SA du
Centre de Rééducation pour les Aveugles.
Il n’y a pas de compétitions sportives entre sourds-aveugles
dans beaucoup de pays. Quelquefois, les SA les plus actifs prennent part à des
compétitions pour les aveugles ou pour les sourds, leur surdicécité n’est pas
particulièrement prise en compte.
Il y a une tradition de tournois d’échecs dans les pays scandinaves. On a même
créé des associations de joueurs d’échecs sourds-aveugles au Danemark.
En outre, en Finlande il y a des compétitions nationales de pêche d’hiver et
d’été.
En Suisse, le Centre pour SA participe à des courses à pied 6 fois par an.
En fait, il n’y a nulle part de compétitions internationales pour SA. Une fois
seulement, en mars 1997 au Danemark, il y a eu le 1er championnat
d’échecs européen de SA. Le championnat d’échecs scandinave des SA a lieu chaque
année dans un des pays nordiques ( Danemark, Norvège, Finlande, Suède).
Ce sont les règles ordinaires qui sont utilisées principalement dans ces
compétitions. Mais quelquefois, si nécessaire, on utilise les adaptations pour
mes aveugles ( pour les échecs).
CONCLUSIONS: